L’été dernier, j’ai commencé à fabriquer du papier à la main. En mélangeant de la pulpe (fait à partir de fibres naturelles) à un gros récipient rempli d’eau, on la puise avec un cadre en bois recouvert d’un grillage spécifique, on égoutte le cadre par les coins, on couche les feuilles de papier trempées sur des feutres, on les presse, puis on les fait sécher au soleil. Dès ma première feuille, je savais que je ne verrais plus le papier de la même manière, ni la photographie d’ailleurs. Depuis, j’expérimente la création de pulpe avec différentes fibres, j’essaie diverses méthodes pour faire la formation des feuilles et je me construis des cadres de plusieurs grandeurs. Si je collabore avec le centre d’art The Lost Coast Culture Machine, spécialisé en fabrication de papier artisanal, je produis pratiquement toutes mes feuilles dans mon petit studio, où, dehors, l’eau peut déborder sur l’herbe, et mes feuilles, sécher au soleil.

Il y a quelques jours, j’ai commencé à imprimer, enfin, mes photographies. Voici deux petits sample. La première photo est fait de fibre de coton et le cadre est de redwood. La deuxième est un tryptique fait avec de la pulpe d’abaca. Il est présentement exposé à The Gualala Arts Center.

